Anton Bialas
Présenté à la Semaine de la Critique, à la Berlinale, au FID Marseille ou plus récemment à la Bourse de Commerce de Paris dans le cadre de l'exposition "Clair Obscur", les films d'Anton Bialas dressent les portraits d’êtres marginaux qui transgressent le réel. A Providenza, il vient poursuivre l'écriture de son prochain film "Agony in the Palace", qui relate les derniers jours d’un régime autocratique et la contamination du pouvoir sur les corps et les esprits.
Providenza.
Je suis arrivé seul
J’ai vu l’utopie
J’ai bu
ma soif et au-delà
J’ai ri
J’ai écrit dans le vertige
J’ai écrit avec précision
Je suis tombé dans la cascade
J’ai perdu un pari
J’ai écouté la chouette
Je me suis confessé à la chaleur
J’ai dévoré
certaines choses
Quelqu’un
m’a manqué
Je me suis laissé guider
par le parfum des fleurs
J’ai dansé
avec de nouveaux amis
J’ai projeté une histoire des ténèbres
J’ai plongé
dans le puits glacé
J’ai dit
au revoir
J’ai revu l’utopie
Je l’ai mieux vue dans l’obscurité
mieux dans l’obscurité, mieux dans l’obscurité
Lors de mon passage à Providenza, j’ai travaillé à l’écriture d’un scénario de long métrage intitulé « Agony in the Palace » (co-écrit avec Guillaume Bréaud). Ce huis clos, situé au coeur d’un régime autocratique en déclin, explore les mécanismes du pouvoir, sa mise en scène et sa toxicité. Le film envisage le pouvoir comme une maladie et nous plonge dans cet organisme contaminé jusqu’à son stade terminal. La vidéo « Be careful what you wish for », faite durant le temps de résidence fait écho aux thèmes qui traversent « Agony in the palace ». Conçue comme un triptyque, elle met en tension la fascination qu’exerce le pouvoir, son apparat théâtral, avec sa décrépitude inéluctable et son ambiguïté morale fondamentale. On y voit Marylin Monroe, un dictateur occidental, un empereur au visage et corps calcinés, un gâteau d’anniversaire et une explosion nucléaire: autant de figures et de motifs qui composent une même constellation où le spectacle, le désir, le pouvoir et la catastrophe deviennent indissociables.











































































Crédits
Portrait : Doriane
Vidéo : Be careful what you wish for par Anton Bialas - 2026 - 02:08